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THONON CHAMPION ! (30/05/2004)
THONON
LES BAINS BLACK PANTHERS 20 - 12 EVRY A.S CORSAIRES
Des générations
de joueurs se sont croisées hier. Xavier Poncin tire sans doute sa
révérence. Alors que Jonathan Perrolaz, le
meilleur joueur de la finale a éclaté au grand jour à 20 ans. Il symbolise
à merveille un club très en réussite cette année.
« C’est vraiment une belle finale, les deux équipes ont
le niveau de D1. la rencontre c’est jouée sur des
détails. »
Vincent Miraval, membre de la DTN, ne tarie pas d’éloges
sur cette partie. Il faut dire qu’elle a commencé sur les chapeaux de
roues. Les Corsaires ouvrent les débats avec brio. Sur leur première série
offensive, ils enfoncent la défense savoyarde. Fabrice Aviy
Von Krioz ponctue cette progression inaugurale.
Le receveur dépucèle les compteurs sur une
réception de 10 yards.
La transformation au pied est ratée. Les Franciliens mènent 6 à 0. La
réaction des black Panthers
est fulgurante. Leur retour d’engagement particulièrement efficace, leur
permet de partir des 34
yards des Corsaires. En 3 actions, les locaux
prennent les devants. Olivier Perrolaz marque sur
une course de 11 yards
sur une course en débordement à gauche. Il débute ainsi sa belle soirée. La
suite du quart temps est marquée par deux erreurs essonniennes. D’abord
Xavier Poncin se fait intercepter par Nolan Guerraz. Celui-ci raconte :
« Sur cette action, leur Quarterback
lance trop intérieur et je peux intervenir….»
Ensuite, Rodrigue Trobrilant lâche le ballon sur
un Punt des montagnards. Résultat, les félins
reprennent la balle une fois de plus en excellente position. Ils démarrent
à 37 yards
de l’en-but. Ils profitent implacablement de l’aubaine. Baptiste
«Charolais» Noir punit les visiteurs de leur légèreté par un touché en
force. Au début du second quart temps, le tableau d’affichage indique 13 à
6 pour les locaux. L’orgie de points se calme cependant tout de suite. En
effet, après avoir resserré leur défense, les marins reviennent à un point
dans la dernière minute de la mi-temps. Poncin découpe comme personne cette
saison, la défense alpine. Il réalise un beau 4 sur 5 à la passe. Son
escouade dévore 61
yards. Le receveur rapproché Cyril Windholtz gobe l’ultime trait de son stratège dans la End-Zone.
Ainsi, Les deux équipes rentrent aux vestiaires sur la
marque de 13 à 12 pour Thonons les Bains. La
pause donne l’occasion aux champions de la poule sud de changer de tactique
en défense. Jean Jo Perrolaz explique tout cela.
« Au début on a observé, ensuite on a mis nos Tackle défensifs extérieurs sur leur receveur
rapprochés pour briser le timing de leur passes. En plus, on a mis plus de
pression sur leur lanceur »
Le fruit de ce labeur ne tarde pas à payer. Poncin se fait piéger par Perrolaz junior mais sans que cela ne fasse basculer le
match. Les visiteurs dominent toujours en défense mais leur jeu de passe
est inopérant. Ils signent un pauvre 1 sur 9 à l’entame du 3ème quart
temps. Dans ses conditions, rien détonnant que le tableau d’affichage
n’évolue pas. Pourtant les deux équipes ne rechignent pas à la peine. Les
Corsaires réussissent une superbe feinte de dégagement pour gagner 13 yards sur une 4ème
tentative. De leur côté, les Panthères imposent un beau défi physique avec
leur jeu de course tricéphale. Le temps tourne, on rentre dans les 15
dernières minutes. Evry semble un peu mieux mais le K.O guette. Comme en
boxe, il n’a fallu qu’un coup pour faire vaciller les banlieusards. Sylvain
Desrochers, le lanceur Rhône-Alpin trouve Eric Fourneret pour un gain de 37 yards. Les hommes
de Benoit Sirouet
s’installent dans la zone rouge. Ils ne ratent pas le coche. Perrolaz donne un allé simple pour le paradis à tout le
stade quand il marque sur une course de 4 yards. Il donne 8
points d’avance aux siens. Pour tenter de renverser la vapeur, Jérôme
Coulet, le patron de l’attaque Evrienne joue la
passe à outrance. Cela ne marche pas. La fébrilité de ses joueurs précipite
leur échec.
Xavier Poncin coupable de 5 interceptions assume un match très décevant par
un laconique :
« J’ai mangé la feuille…»
Mais tout cela est anecdotique pour les vainqueurs du jour. Pour leur
anniversaire, les Black s’offrent un deuxième sacre national après celui
des juniors. C’est l’heure du champagne, des embrassades, et des chansons.
Mais tout le monde pense déjà à l’année prochaine et à l’élite…
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